Particuliers · Assurance auto

    Accident de voiture : sécuriser, constater, déclarer dans les délais, puis suivre l'indemnisation

    Vous venez d'avoir un accident, ou vous voulez savoir quoi faire le jour où cela arrivera. Cette page suit l'ordre des événements : les gestes sur place, la déclaration à l'assureur dans les délais du code des assurances, qui indemnise quoi selon la responsabilité, l'expertise et la franchise, puis le malus et la suite du contrat. Elle dit aussi ce que le cabinet fait à chaque étape pour un client, avant comme après l'accident.

    L'essentiel en quatre points

    • Le constat amiable n'est pas obligatoire, mais c'est la pièce sur laquelle les assureurs fixent les responsabilités. Si l'autre conducteur refuse de le remplir, relevez son immatriculation, recueillez des témoins et remplissez votre exemplaire seul en signalant le refus.
    • La déclaration du sinistre doit parvenir à l'assureur dès que vous en avez connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés, ramenés à deux jours ouvrés en cas de vol (code des assurances, article L113-2).
    • La responsabilité civile obligatoire indemnise les autres, jamais le conducteur responsable pour ses propres blessures : seule une garantie du conducteur, facultative, le fait. Les victimes non conductrices sont indemnisées de leurs dommages corporels selon la loi du 5 juillet 1985.
    • Un sinistre responsable majore le coefficient de réduction-majoration de 25 %, majoration réduite de moitié en cas de responsabilité partielle (clause annexée à l'article A121-1 du code des assurances). Le vol, l'incendie et le bris de glace n'entraînent pas de majoration.

    Sur place : sécuriser, constater, garder des preuves

    La première minute est pour les personnes, pas pour le contrat. Feux de détresse, gilet, triangle si la route le permet, occupants à l'abri derrière la glissière. S'il y a un blessé, même léger en apparence, appelez les secours avant tout : leur rapport comptera.

    Le constat amiable n'est pas obligatoire, mais service-public.fr le rappelle : c'est lui qui permet aux assureurs de déterminer qui est responsable et de vous indemniser. Un seul formulaire pour les deux véhicules, rempli sur place, cases cochées avec soin, croquis lisible, deux signatures. Ne reconnaissez pas de responsabilité dans les observations : décrivez les faits. Le constat électronique a la même valeur juridique que le papier ; il est réservé aux accidents entre deux véhicules au plus, sans blessé, en France.

    Photographiez avant de déplacer les véhicules : positions, dégâts, plaques, signalisation, traces de freinage. Notez les coordonnées des témoins, de préférence extérieurs aux véhicules : ces éléments pèsent lorsque les versions divergent.

    Si l'autre conducteur refuse de remplir ou de signer, ne le forcez pas. Relevez son immatriculation, la marque et la couleur du véhicule, l'heure et le lieu ; recueillez des témoignages ; remplissez votre exemplaire seul en indiquant le refus dans les observations. S'il quitte les lieux sans s'identifier, appelez la police ou la gendarmerie. Auteur inconnu ou non assuré : le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages peut intervenir à titre subsidiaire, à ses conditions et dans ses délais.

    Déclarer à son assureur dans les délais de l'article L113-2

    L'article L113-2 du code des assurances impose à l'assuré de donner avis à l'assureur de tout sinistre de nature à entraîner sa garantie dès qu'il en a connaissance, et au plus tard dans le délai fixé par le contrat. Ce délai ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés ; il est ramené à deux jours ouvrés en cas de vol. Service-public.fr retient le même repère pour l'envoi du constat ; le plus sûr est de déclarer dès le retour.

    Le même article encadre la sanction du retard. Un contrat peut prévoir la déchéance de la garantie pour déclaration tardive, mais l'assureur ne peut l'opposer que s'il établit que le retard lui a causé un préjudice, et jamais lorsque le retard tient à un cas fortuit ou à la force majeure. Cette qualification s'apprécie au cas par cas : une hospitalisation peut, selon les circonstances, être retenue comme telle, à condition de la justifier par écrit. Ce filet ne dispense pas de déclarer vite : plus la déclaration tarde, plus les circonstances se discutent.

    Déclarez par un canal qui laisse une trace : espace client, courriel avec accusé de réception, lettre recommandée. Joignez le constat, les photos, les coordonnées des témoins, le récépissé de plainte s'il y en a un, et indiquez où se trouve le véhicule. Décrivez ce que vous savez sans combler les trous : une déclaration inexacte expose à une déchéance contractuelle. Gardez copie de tout.

    Qui indemnise quoi : responsabilité, garanties souscrites, loi du 5 juillet 1985

    Les assureurs fixent la part de responsabilité de chacun à partir du constat, cases cochées et croquis en tête. Si vous n'êtes pas responsable, service-public.fr le précise, l'indemnisation de votre véhicule est à la charge de l'assureur du conducteur responsable ; si votre contrat comporte une garantie dommages, votre assureur prend en charge les réparations puis se retourne contre l'assureur adverse, et s'il comporte une garantie recours, il peut avancer les frais avant d'être remboursé. Une répartition de responsabilité qui vous paraît injuste se conteste par écrit, preuves à l'appui : photos, témoignages, rapport des forces de l'ordre.

    Si vous êtes responsable, votre responsabilité civile indemnise les autres : véhicule adverse, occupants, piétons, biens heurtés. Elle ne paie rien pour votre propre voiture, que seule une garantie dommages couvre, avec une franchise à votre charge selon le contrat. Elle ne paie rien non plus pour vos blessures : service-public.fr le rappelle, la responsabilité civile ne couvre pas les blessures du conducteur responsable. Si vous n'êtes pas responsable et que l'autre conducteur est identifié et assuré, vos dommages relèvent de sa responsabilité.

    Les victimes qui ne conduisaient pas, passagers, piétons, cyclistes, relèvent de la loi du 5 juillet 1985. Son article 3 les indemnise de leurs dommages corporels sans que leur propre faute puisse leur être opposée, sauf faute inexcusable cause exclusive de l'accident ; les moins de seize ans, les plus de soixante-dix ans et les personnes atteintes d'une incapacité d'au moins 80 % sont indemnisés dans tous les cas, sauf recherche volontaire du dommage. Pour le conducteur, l'article 4 dispose que sa faute limite ou exclut l'indemnisation de ses propres dommages. L'article L211-9 du code des assurances impose une offre d'indemnité à toute victime blessée dans un délai maximal de huit mois à compter de l'accident.

    C'est là que la garantie du conducteur prend son sens. Facultative, elle indemnise vos blessures que vous soyez responsable ou non, dans la limite du plafond, des seuils et des exclusions du contrat. Beaucoup de contrats au tiers n'en comportent pas. Le cabinet la vérifie à chaque relecture, avant l'accident de préférence.

    Expertise, vétusté, véhicule irréparable, franchise

    Dès la déclaration, vous choisissez le garage : l'article L211-5-1 du code des assurances impose à tout contrat auto de mentionner la faculté pour l'assuré, en cas de dommage couvert, de choisir le réparateur professionnel auquel il souhaite recourir, rappel compris au moment du sinistre. L'assureur missionne ensuite un expert. Service-public.fr décrit sa tâche : identifier le véhicule, constater les dommages et contrôler leur vraisemblance avec les circonstances déclarées, chiffrer les réparations et définir un éventuel taux de vétusté, sur les pneus ou le radiateur par exemple.

    Deux mécanismes réduisent l'indemnité. La vétusté : une pièce d'usure est remboursée selon son état avant l'accident, pas à neuf. La franchise : la somme contractuelle qui reste à votre charge lorsque la garantie dommages joue et que vous êtes responsable, ou que le tiers n'est pas identifié. Le rapport fixe aussi la valeur du véhicule avant l'accident, qui plafonne l'indemnisation.

    Lorsque les réparations dépassent cette valeur, le véhicule est économiquement irréparable et le code de la route encadre la suite : l'assureur doit, dans les quinze jours suivant la remise du rapport, proposer une indemnisation en perte totale avec cession du véhicule, et vous avez trente jours pour répondre (article L327-1). En cas de refus ou de silence, une opposition au transfert du certificat d'immatriculation est inscrite, levée sur un second rapport d'expertise certifiant les réparations de sécurité (article L327-3). Vous pouvez donc garder et réparer votre voiture, sous contrôle d'expert.

    Le rapport se conteste : contre-expertise à vos frais, expertise amiable contradictoire ou, à défaut d'accord, expertise judiciaire ; certains contrats prévoient en outre la désignation d'un troisième expert, vérifiez vos conditions générales. Le médiateur de l'assurance peut être saisi une fois les recours internes épuisés ; service-public.fr rappelle qu'une action en justice contre l'assureur se prescrit par deux ans. Le cabinet intervient avant : relecture du rapport, comparaison avec le contrat, argumentaire écrit à l'assureur.

    Après l'accident : malus, résiliation par l'assureur, rôle du courtier

    La clause de réduction-majoration annexée à l'article A121-1 du code des assurances figure obligatoirement dans les contrats auto. Un sinistre survenu au cours de la période annuelle majore le coefficient de 25 % ; la majoration est réduite de moitié lorsque la responsabilité du conducteur n'est que partiellement engagée. Chaque année sans sinistre réduit le coefficient de 5 %, sans descendre sous 0,50 ; il ne peut dépasser 3,50, et après deux années consécutives sans sinistre il ne peut être supérieur à 1. Le vol, l'incendie, le bris de glace et le choc subi en stationnement du fait d'un tiers non identifié n'entraînent pas de majoration. La clause ne s'applique pas, sauf convention contraire, aux cyclomoteurs, motocyclettes légères, quadricycles et véhicules de collection.

    En assurance auto, l'assureur ne peut résilier en cours de contrat après un sinistre que dans les cas fixés par l'article A211-1-2 du code des assurances : sinistre causé par un conducteur en état d'imprégnation alcoolique ou sous l'emprise de stupéfiants, ou par une infraction au code de la route ayant entraîné une suspension du permis d'au moins un mois ou son annulation. Un accident responsable ordinaire ne le permet pas. Lorsque la résiliation est possible, l'article R113-10 en fixe les garde-fous : elle ne prend effet qu'un mois après sa notification ; l'assureur qui, plus d'un mois après avoir eu connaissance du sinistre, a accepté une prime pour une période postérieure ne peut plus s'en prévaloir ; vous disposez alors d'un mois pour résilier vos autres contrats chez lui. L'assureur reste en revanche libre de ne pas reconduire le contrat à l'échéance annuelle, avec un préavis de deux mois. La page consacrée à l'assurance après résiliation ou avec malus décrit la reprise d'un tel dossier.

    Le courtier intervient à trois moments. Avant : relire le contrat, vérifier la garantie du conducteur, la franchise, l'assistance et la clause de résiliation après sinistre. Pendant : rédiger la déclaration avec vous, rassembler les pièces, suivre l'expertise, rappeler à l'assureur les délais que la loi lui impose, contester par écrit un rapport ou une répartition de responsabilité. Après : reprendre le dossier si le contrat est résilié, ou compléter des garanties dont l'accident a révélé l'absence. Nous ne décidons pas à la place de l'assureur ; nous veillons à ce que chaque étape soit tenue.

    Votre demande, concrètement

    Ce que nous vous demanderons

    Pour un accident en cours, les pièces sont celles du dossier ; pour une relecture avant accident, le contrat suffit.

    • Le constat amiable, ou votre déclaration si le constat n'a pas pu être rempli, et le récépissé de plainte ou le numéro de procès-verbal le cas échéant.
    • Les photos prises sur place et les coordonnées des témoins.
    • Les conditions particulières et générales de votre contrat auto, pour lire les garanties, la franchise et la clause de résiliation après sinistre.
    • Le rapport d'expertise et les courriers de l'assureur, si le dossier est déjà ouvert.
    • Le relevé d'informations de votre assureur, si une résiliation est annoncée ou si vous souhaitez changer de contrat.

    Ce qui se passe après votre demande

    Vous décrivez votre situation dans le simulateur ou le formulaire de contact. Aucun prix ne s'affiche à l'écran ; aucun engagement n'est pris à votre place.

    1. Un courtier vous rappelle une fois, sous 24 h ouvrées, pour comprendre où en est le dossier : accident déclaré ou non, expertise faite ou non, courrier reçu de l'assureur.
    2. Nous relisons le contrat et les pièces, et nous vous disons ce que le dossier permet : garanties mobilisables, franchise, points contestables, délais opposables à l'assureur.
    3. Si le contrat est résilié ou si des garanties manquent, nous présentons votre dossier aux assureurs susceptibles de le traiter, sans pouvoir préjuger de leur réponse.
    4. Vous décidez, ou non : l'étude est gratuite et sans engagement, et vous ne serez pas démarché.

    Demander une étude

    Vos questions

    Oui, remplissez votre exemplaire seul. Service-public.fr recommande de relever l'immatriculation du véhicule adverse, de recueillir des témoignages et de remplir complètement le constat en signalant le refus dans les observations ; appelez la police ou la gendarmerie si la situation l'exige. Envoyez ce constat à votre assureur dans le délai de l'article L113-2 du code des assurances, avec les photos et les coordonnées des témoins : c'est lui qui servira de déclaration.

    Pas par la responsabilité civile obligatoire, qui indemnise les autres et ne couvre pas les blessures du conducteur responsable. Seule une garantie du conducteur, facultative, indemnise vos propres dommages corporels dans ce cas, dans la limite du plafond et des exclusions du contrat. La loi du 5 juillet 1985 précise dans son article 4 que la faute du conducteur limite ou exclut l'indemnisation de ses propres dommages ; les passagers, piétons et cyclistes sont, eux, indemnisés selon son article 3. Vérifiez la présence de cette garantie avant d'en avoir besoin.

    Oui, s'il est déclaré et que votre responsabilité est engagée. La clause annexée à l'article A121-1 du code des assurances majore le coefficient de 25 % pour tout sinistre responsable, qu'un autre véhicule soit impliqué ou non : une sortie de route ou un choc contre un obstacle sont des sinistres responsables. L'obligation de déclaration de l'article L113-2 vise les sinistres de nature à entraîner la garantie de l'assureur : si votre contrat ne comporte aucune garantie dommages, que personne d'autre n'a été blessé, passager compris, et qu'aucun bien d'autrui n'a été touché, il n'y a rien à mobiliser. Parlez-en avant de déclarer, sans rien dissimuler d'un dommage causé à autrui, à sa personne comme à ses biens.

    Déclarez quand même, sans attendre davantage. L'article L113-2 du code des assurances n'autorise l'assureur à opposer la déchéance pour déclaration tardive que si le contrat la prévoit et s'il établit que le retard lui a causé un préjudice ; elle ne peut jamais jouer lorsque le retard tient à un cas fortuit ou à la force majeure, ce qui s'apprécie au cas par cas : une hospitalisation peut, selon les circonstances, être retenue comme telle. Expliquez la cause du retard par écrit et joignez les justificatifs. Le cabinet peut rédiger ce courrier avec vous.

    Pas après un accident responsable ordinaire, en cours de contrat. En assurance auto, l'article A211-1-2 du code des assurances réserve la résiliation après sinistre avant l'échéance aux sinistres causés sous imprégnation alcoolique ou stupéfiants, ou par une infraction ayant entraîné une suspension du permis d'au moins un mois ou une annulation. Dans ces cas, l'article R113-10 impose un préavis : la résiliation ne prend effet qu'un mois après sa notification, l'assureur perd cette faculté s'il a accepté, plus d'un mois après avoir eu connaissance du sinistre, une prime pour une période postérieure, et vous pouvez résilier vos autres contrats chez lui dans le mois qui suit. L'assureur peut en revanche ne pas reconduire le contrat à l'échéance annuelle, avec deux mois de préavis. Le cabinet reprend ce type de dossier : la page consacrée à l'assurance après résiliation ou avec malus en décrit la méthode.

    Oui. Service-public.fr indique que vous pouvez demander une contre-expertise à vos frais, voire une expertise amiable contradictoire ou judiciaire ; certains contrats prévoient aussi la désignation d'un troisième expert en cas de désaccord entre les deux premiers : vérifiez vos conditions générales. Lorsque le véhicule est déclaré économiquement irréparable, le code de la route vous laisse trente jours pour répondre à la proposition de perte totale de l'assureur et vous permet de conserver le véhicule, sous réserve d'un second rapport d'expertise après réparation. Le médiateur de l'assurance peut être saisi une fois les recours auprès de l'assureur épuisés.

    Textes cités sur cette page

    Les textes sont consultables gratuitement. La date indique le jour où le cabinet a vérifié la version en vigueur. Un texte peut évoluer après cette date : la version applicable est celle de Légifrance au jour de votre lecture.

    1. Code des assurances, article L113-2

      Obligation de déclarer tout sinistre de nature à entraîner la garantie dès que l'assuré en a connaissance et au plus tard dans le délai fixé par le contrat, qui ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés (deux jours ouvrés en cas de vol) ; la déchéance pour déclaration tardive suppose un préjudice établi par l'assureur et ne joue pas en cas fortuit ou de force majeure.

      Consulté le .

    2. Code des assurances, clause type de réduction-majoration annexée à l'article A121-1

      Majoration de 25 % du coefficient par sinistre survenu au cours de la période annuelle, réduite de moitié en cas de responsabilité partielle ; réduction de 5 % par année sans sinistre ; coefficient compris entre 0,50 et 3,50 ; retour à 1 au plus après deux années consécutives sans sinistre ; sinistres n'entraînant pas de majoration (vol, incendie, bris de glace, véhicule en stationnement heurté par un tiers non identifié).

      Consulté le .

    3. Code des assurances, article A121-1

      Contrats devant comporter la clause de réduction-majoration ; véhicules exclus sauf convention contraire (cyclomoteurs, motocyclettes légères, quadricycles à moteur, véhicules de collection, engins spéciaux, matériels agricoles, forestiers et de travaux publics).

      Consulté le .

    4. Loi n° 85-677 du 5 juillet 1985 (loi Badinter), articles 1 à 6

      Indemnisation des victimes d'un accident de la circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur ; article 3 : les victimes non conductrices sont indemnisées de leurs dommages corporels sans que leur propre faute puisse leur être opposée, sauf faute inexcusable cause exclusive de l'accident, avec protection renforcée des moins de seize ans, des plus de soixante-dix ans et des personnes atteintes d'une incapacité d'au moins 80 % ; article 4 : la faute du conducteur limite ou exclut l'indemnisation de ses propres dommages.

      Consulté le .

    5. Code des assurances, article L211-9

      Offre d'indemnité obligatoire à la victime ayant subi une atteinte à sa personne dans le délai maximal de huit mois à compter de l'accident ; offre motivée dans les trois mois de la demande lorsque la responsabilité n'est pas contestée et le dommage quantifié ; offre provisionnelle si l'état de la victime n'est pas consolidé.

      Consulté le .

    6. Code des assurances, article L211-5-1

      Tout contrat d'assurance auto mentionne la faculté pour l'assuré, en cas de dommage couvert par le contrat, de choisir le réparateur professionnel auquel il souhaite recourir ; l'information est rappelée lors de la déclaration du sinistre.

      Consulté le .

    7. Code des assurances, article R113-10

      Lorsque la police prévoit la faculté pour l'assureur de résilier après sinistre, la résiliation ne prend effet qu'un mois après sa notification ; l'assureur qui a accepté, plus d'un mois après avoir eu connaissance du sinistre, une prime pour une période postérieure ne peut plus s'en prévaloir ; l'assuré peut résilier ses autres contrats chez le même assureur dans le mois de la notification.

      Consulté le .

    8. Code des assurances, article A211-1-2

      En assurance automobile, résiliation après sinistre en cours de contrat limitée aux sinistres causés sous imprégnation alcoolique ou stupéfiants, ou avec suspension du permis d'au moins un mois ou annulation ; préavis de deux mois pour l'assureur à l'échéance.

      Consulté le .

    9. Code de la route, articles L327-1 à L327-3 (véhicules endommagés)

      Lorsque le rapport d'expertise montre que les réparations dépassent la valeur du véhicule, l'assureur propose dans les quinze jours une indemnisation en perte totale avec cession du véhicule ; le propriétaire dispose de trente jours pour répondre ; en cas de refus ou de silence, opposition au transfert du certificat d'immatriculation jusqu'à un second rapport d'expertise certifiant les réparations de sécurité.

      Consulté le .

    10. Service-public.fr — assurance auto : remplir le constat amiable après un accident

      Rôle du constat pour fixer les responsabilités ; conduite à tenir en cas de refus de l'autre conducteur (immatriculation, témoins, constat rempli seul avec mention du refus, police ou gendarmerie) ; photos et témoins ; transmission à l'assureur sous cinq jours ouvrés ; constat électronique de même valeur juridique, limité à deux véhicules sans blessé.

      Consulté le .

    11. Service-public.fr — accident de la route : indemnisation des dégâts matériels

      Indemnisation selon la responsabilité et les garanties souscrites : pour l'assuré non responsable, à la charge de l'assureur du conducteur responsable, avec avance des frais possible au titre d'une garantie recours, ou prise en charge par son propre assureur qui se retourne ensuite contre l'assureur adverse lorsqu'une garantie dégâts matériels est souscrite ; franchise à la charge de l'assuré responsable selon le contrat ; mission de l'expert (identifier le véhicule, contrôler la vraisemblance des dommages, définir un taux de vétusté) ; contestation par contre-expertise aux frais de l'assuré, expertise amiable contradictoire ou judiciaire ; médiateur ; prescription de deux ans de l'action contre l'assureur.

      Consulté le .

    12. Service-public.fr — accident de la route : indemnisation des victimes de dommages corporels

      Les piétons et passagers bénéficient d'une indemnisation intégrale de leurs dommages corporels quelle que soit la responsabilité du conducteur ; la responsabilité civile obligatoire ne couvre pas les blessures du conducteur responsable ; la garantie dommages corporels du conducteur, facultative, le couvre sauf comportement exclu par le contrat ; délais d'offre d'indemnisation de trois et huit mois ; déroulement de l'expertise médicale.

      Consulté le .

    13. Service-public.fr — épave : que devient une voiture gravement accidentée ?

      Procédure du véhicule économiquement irréparable : analyse de l'expert, proposition de rachat par l'assureur, conséquences du refus pour le propriétaire ; renvoi aux articles L327-1 à L327-6 et R327-1 à R327-6 du code de la route.

      Consulté le .

    14. Service-public.fr — accident de la route : indemnisation par le Fonds de garantie

      Intervention subsidiaire du Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages lorsque le responsable est inconnu ou non assuré ; conditions propres aux dommages matériels ; délais de saisine dont le non-respect fait perdre le droit à indemnisation.

      Consulté le .

    Faire relire mon contrat avant ou après un accident

    Nous n'affichons pas de prix : il dépend de votre dossier. Vous décrivez votre situation, un courtier vous rappelle une fois, sous 24 h ouvrées, relit votre contrat et vos pièces, et vous dit ce que le dossier permet : garanties mobilisables, franchise, délais opposables à l'assureur, points à contester. Étude gratuite, sans engagement, sans démarchage.