Ce que couvre une assurance emprunteur, et ce qu'elle ne couvre pas
L'assurance emprunteur prend le relais des remboursements du prêt lorsque l'assuré ne peut plus les assumer. Elle se compose de garanties distinctes, souscrites ou non selon les exigences de la banque et le projet financé. Le décès et la perte totale et irréversible d'autonomie (PTIA) sont exigés pour la plupart des prêts immobiliers. L'incapacité temporaire totale de travail (ITT), l'invalidité permanente totale (IPT) et l'invalidité permanente partielle (IPP) sont demandées pour l'achat d'une résidence principale. La perte d'emploi est une option rare, aux conditions strictes.
Chaque garantie a sa propre définition contractuelle. C'est là que les contrats diffèrent, bien plus que sur le tarif. Pour l'incapacité de travail, un contrat peut retenir l'impossibilité d'exercer sa profession, un autre l'impossibilité d'exercer toute profession. Pour l'invalidité, le barème peut être professionnel, fonctionnel, ou croiser les deux. L'indemnisation peut être forfaitaire, c'est-à-dire égale à l'échéance assurée, ou indemnitaire, c'est-à-dire limitée à la perte de revenu réellement subie.
Les points à relire avant de signer sont les suivants :
- La quotité assurée par emprunteur, qui fixe la part de l'échéance prise en charge.
- La franchise de la garantie incapacité, exprimée en jours d'arrêt avant le premier versement.
- Les exclusions : certaines pathologies dorsales ou psychiques ne sont couvertes que sous condition, par exemple d'hospitalisation, selon le contrat.
- Les sports et activités professionnelles exclus ou couverts moyennant surprime.
- La limite d'âge de chaque garantie, souvent plus basse pour l'incapacité que pour le décès.
- Le maintien de la couverture en cas de mi-temps thérapeutique ou de reprise partielle.
