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    Assurance décennale en création d'entreprise : expérience métier, ancienneté et pièces à fournir

    Vous créez votre entreprise du bâtiment, souvent après des années comme salarié dans le même métier, et les premiers assureurs contactés vous répondent qu'ils veulent de « l'expérience ». Vous en avez, mais pas sous la forme qu'ils lisent : votre entreprise n'a pas d'historique, vous si. Cette page sépare l'expérience métier de l'ancienneté de l'entreprise, dit ce que la loi exige vraiment, liste les pièces qui prouvent votre parcours et explique comment la prime est calculée quand il n'y a pas encore de chiffre d'affaires.

    L'essentiel en quatre points

    • L'assurance décennale doit être souscrite avant l'ouverture du premier chantier, et vous devez pouvoir en justifier à ce moment-là (code des assurances, article L241-1). Le texte ne prévoit aucune période de tolérance pour une entreprise nouvelle.
    • La loi n'exige pas d'ancienneté d'entreprise : elle exige que la construction, l'entretien et la réparation des bâtiments soient exercés par une personne qualifiée professionnellement ou sous son contrôle effectif et permanent. Cette qualification s'établit par un diplôme ou, à défaut, par trois années d'exercice effectif du métier, salariat compris (code de l'artisanat, article R121-3).
    • L'attestation que vous joindrez à vos devis et factures (code des assurances, article L243-2) mentionne les activités exercées que le contrat couvre (article A243-3). Un créateur qui décrit ses activités avec précision présente un dossier plus lisible qu'un créateur qui écrit « tous corps d'état ».
    • Quand tous les assureurs sollicités refusent, le code des assurances prévoit une issue : le Bureau central de tarification, saisi dans les quinze jours du refus, fixe la prime à laquelle l'assureur devra garantir le risque (articles L243-4 et R250-2).

    Expérience métier ou ancienneté de l'entreprise : ce que l'assureur demande vraiment

    Quand un assureur demande « votre expérience », il pose en réalité deux questions distinctes. La première porte sur l'entreprise : depuis quand existe-t-elle, a-t-elle déjà été assurée, a-t-elle un historique de sinistres ? Une entreprise créée le mois dernier n'a rien à montrer sur ce plan, et c'est normal. La seconde porte sur la personne : depuis combien de temps exercez-vous ce métier, où, sous quel statut ? Un salarié qui a posé des cloisons, monté des charpentes ou tiré des câbles pendant des années répond à cette question sans difficulté. Le malentendu vient de ce que le créateur n'entend que la première question, alors que c'est la seconde qui décide.

    Le code de l'artisanat ne parle jamais d'ancienneté d'entreprise. Il parle de qualification : pour construire, entretenir ou réparer un bâtiment, il faut être qualifié ou travailler sous le contrôle effectif et permanent d'une personne qualifiée (article L121-1). Cette qualification se prouve de deux façons : un diplôme, CAP, BEP ou titre de niveau égal ou supérieur enregistré au répertoire national des certifications professionnelles (article R121-1), ou trois années d'exercice effectif du métier, acquises en France, dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen, quel qu'ait été le statut, salariat compris (article R121-3). Pour la qualification par l'expérience, la chambre de métiers et de l'artisanat peut délivrer une attestation de qualification professionnelle (article R121-4).

    Vos années de salariat ne sont donc pas un « à-côté » du dossier : sans diplôme, elles sont votre qualification légale ; avec un diplôme, elles la renforcent. L'ancienneté de l'entreprise, elle, n'apparaît dans aucun de ces textes. Un assureur peut en tenir compte dans sa politique d'acceptation, mais il ne peut pas la présenter comme une exigence de la loi.

    Pourquoi certains assureurs refusent les créateurs, et comment un courtier présente le dossier

    Les refus opposés aux créateurs tiennent rarement à la personne. Ils tiennent au dossier tel qu'il arrive : une entreprise sans chiffre d'affaires réalisé, donc sans assiette connue pour la prime ; des activités décrites par un code APE ou par un mot générique, sans détail de ce qui sera réellement facturé ; aucun chiffre d'affaires prévisionnel ; aucun justificatif du parcours du dirigeant. Devant un formulaire aussi vide, un service de souscription n'a rien à évaluer et répond par un refus de principe. Certaines compagnies ont d'ailleurs pour règle de ne pas assurer les entreprises de moins d'un certain âge, quel que soit le dossier ; les solliciter est une perte de temps que nous vous évitons.

    Le travail d'un courtier consiste à remplacer ce vide par un dossier lisible. Nous reconstituons votre parcours métier sous la forme d'un CV professionnel : postes occupés, employeurs, périodes, nature des travaux réalisés. Nous y joignons les pièces qui le prouvent, certificats de travail, fiches de paie, attestations d'employeur, contrat de travail, diplôme s'il existe. Nous décrivons vos activités avec les libellés que les assureurs utilisent dans leurs nomenclatures, en distinguant ce que vous ferez souvent de ce que vous ferez parfois. Nous établissons avec vous un chiffre d'affaires prévisionnel cohérent avec votre capacité de production et vos premiers devis.

    Ce dossier est ensuite présenté aux compagnies dont nous savons qu'elles étudient les créateurs, avec une note qui explique votre situation en quelques lignes. Nous ne pouvons pas vous promettre une acceptation : la décision appartient à l'assureur, qui apprécie chaque risque selon ses propres règles. Ce qui dépend de nous, c'est le dossier lui-même : un parcours reconstitué pièce par pièce, des activités libellées comme l'assureur les lit, un prévisionnel que vous pouvez justifier.

    Les pièces à fournir, et dans quel ordre, pour avoir l'attestation avant le premier devis

    Deux dates comptent. Celle de votre premier devis, auquel l'attestation doit être jointe (code des assurances, article L243-2), et celle de l'ouverture du chantier, avant laquelle le contrat doit avoir pris effet et à laquelle vous devez pouvoir en justifier (article L241-1). Le dossier se dépose donc avant le premier devis, pas après l'immatriculation ; la prise d'effet se cale sur le chantier, et l'attestation, une fois établie par la compagnie, mentionne cette période de validité. Un client qui signe un devis sans attestation signe avec une entreprise qui n'a pas le droit d'ouvrir le chantier. Travailler sans cette assurance est en outre un délit puni de six mois d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende, ou de l'une de ces deux peines (article L243-3).

    Les pièces se réunissent dans un ordre qui évite les allers-retours. D'abord celles qui existent déjà et que vous avez chez vous : certificats de travail, fiches de paie, contrat de travail, diplôme, pièce d'identité. Ensuite celles qui dépendent de l'immatriculation : extrait d'inscription ou récépissé de dépôt, SIREN, code APE ; si l'entreprise est encore en cours de création, le récépissé suffit pour ouvrir l'étude, l'extrait suivra. Enfin celles que vous construisez avec nous : la liste précise des activités avec la part de chacune, le chiffre d'affaires prévisionnel de la première année, la date du premier chantier et le recours ou non à la sous-traitance.

    Une fois le dossier complet, la compagnie l'étudie dans un délai qui lui est propre, puis accepte, refuse ou demande une précision. Pour un créateur, elle lit d'abord le CV métier et les justificatifs ; c'est sur eux que porte, le cas échéant, sa demande de précision, et c'est pour cela qu'ils partent en premier.

    Le chiffre d'affaires prévisionnel : l'assiette de la prime quand il n'y a pas encore de réel

    La prime d'un contrat décennale est le plus souvent calculée à partir du chiffre d'affaires, activité par activité. Une entreprise en activité déclare le chiffre d'affaires de son dernier exercice ; un créateur n'en a pas. L'assureur retient donc le chiffre d'affaires prévisionnel que vous déclarez pour la première année, et calcule sur cette base une prime dite provisionnelle. La plupart des contrats prévoient aussi une prime minimale, en dessous de laquelle la prime ne descend pas quel que soit le chiffre d'affaires déclaré.

    En fin d'exercice, vous déclarez à l'assureur le chiffre d'affaires réellement réalisé, ventilé par activité. L'assureur compare ce réel au prévisionnel et régularise : si le réel dépasse le prévisionnel, un complément de prime vous est appelé ; s'il lui est inférieur, une partie de la prime provisionnelle peut vous être restituée, dans la limite de la prime minimale. La prime de l'exercice suivant est ensuite calée sur ce réel. Cette page ne donne ni taux ni montant : ils dépendent du contrat, des activités et de la compagnie, et nous vous les communiquons dans l'offre, avant la signature.

    Deux erreurs sont fréquentes chez les créateurs. Sous-déclarer le prévisionnel pour payer moins au départ : la régularisation rattrape l'écart, et le code des assurances attache des conséquences à une déclaration inexacte du risque : nullité du contrat si la fausse déclaration est intentionnelle et change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur (article L113-8) ; si la mauvaise foi n'est pas établie et que l'inexactitude n'est constatée qu'après un sinistre, indemnité réduite en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues (article L113-9). Sur-déclarer par prudence : vous avancez une prime que vous ne récupérerez pas toujours entièrement à cause de la prime minimale. Le bon prévisionnel est celui que vous pouvez justifier avec vos premiers devis et votre capacité de production ; nous le construisons avec vous.

    Si tous les assureurs refusent : le Bureau central de tarification

    Il arrive qu'un dossier bien présenté soit malgré tout refusé par toutes les compagnies sollicitées. La loi ne laisse pas le créateur sans solution : l'article L243-4 du code des assurances lui permet alors de saisir le Bureau central de tarification. Celui-ci n'a qu'un rôle, fixer la prime à laquelle l'assureur qui a refusé devra garantir le risque ; il se prononce dans les trois mois de sa saisine et peut assortir sa décision d'une franchise laissée à votre charge. Le refus de l'assureur doit d'ailleurs mentionner cette possibilité et en préciser les modalités. Le mécanisme existe précisément pour que l'obligation d'assurance de l'article L241-1 ne soit pas rendue impossible par un refus généralisé.

    C'est un recours réel, mais lent et formel, conçu comme une dernière étape. La saisine suppose un refus opposé par un assureur que vous avez sollicité par lettre recommandée ou envoi recommandé électronique avec avis de réception, ou par dépôt contre récépissé, le silence gardé plus de quarante-cinq jours valant refus ; le Bureau doit ensuite être saisi dans les quinze jours du refus, sous peine d'irrecevabilité (article R250-2). Le délai de trois mois s'ajoute à celui de la recherche préalable. Pour un créateur qui a un premier chantier en vue, il faut donc l'envisager en dernier, pas en premier. Nous vous disons, avant de commencer, si votre situation relève du marché ordinaire ou si le Bureau central de tarification devra probablement être saisi.

    Votre demande, concrètement

    Ce que nous vous demanderons

    Rien avant le premier échange : vous n'avez pas encore d'extrait d'immatriculation, vous n'en avez pas besoin pour nous parler. Ensuite, ce sont vos justificatifs de parcours qui font gagner du temps, pas la vitesse de signature. Photo de téléphone, WhatsApp ou courriel : le support importe peu.

    • Dès le premier échange : vos justificatifs d'expérience, c'est-à-dire les fiches de paie pour les périodes et les certificats de travail ou attestations d'employeur mentionnant le poste occupé, le contrat de travail, et le diplôme s'il existe (CAP, BEP, titre professionnel).
    • Dès le premier échange : votre immatriculation (SIREN, extrait d'inscription) et votre code APE, ou le récépissé de dépôt si l'entreprise est en cours de création, ainsi que la date prévue du premier chantier, sur laquelle se cale la prise d'effet.
    • Avant la présentation aux compagnies : la liste des activités que vous exercerez, avec la part de chiffre d'affaires de chacune, y compris celles que vous ferez occasionnellement.
    • Avant la présentation aux compagnies : le chiffre d'affaires prévisionnel de la première année.
    • Avant la présentation aux compagnies : une déclaration sur l'honneur d'absence d'antécédent d'assurance, ou vos attestations précédentes si vous avez déjà été assuré à titre professionnel ; le recours ou non à la sous-traitance et l'effectif prévu.
    • Avant la signature : un relevé d'identité bancaire pour le premier règlement.

    Ce qui se passe après votre demande

    Vous nous dites ce que vous savez faire et depuis quand, dans le simulateur décennale ou par un simple message accompagné de vos pièces. Le simulateur n'affiche aucun prix : pour un créateur sans chiffre d'affaires réalisé, il n'y a rien à calculer avant d'avoir lu le dossier.

    1. Un courtier vous rappelle une fois, sous 24 h ouvrées. Le rappel sert à reconstituer votre parcours avec vous, poste par poste, à lister vos activités et à vérifier la date du premier chantier. Vos coordonnées ne servent qu'à l'étude de votre dossier : elles sont transmises aux seules compagnies que nous sollicitons pour vous, à aucun autre tiers, et vous ne recevrez aucun démarchage.
    2. Nous constituons le dossier de créateur et le présentons aux compagnies qui étudient les entreprises nouvelles. Nous vous transmettons leurs réponses et leurs conditions : activités couvertes, franchise, prime minimale, modalités de régularisation, RC pro incluse ou non.
    3. Si une ou plusieurs compagnies acceptent le dossier, vous choisissez et signez électroniquement ; la prise d'effet est calée sur la date du premier chantier. Si toutes refusent, nous vous expliquons pourquoi et nous examinons avec vous la saisine du Bureau central de tarification.
    4. L'assureur délivre l'attestation selon ses propres conditions et dans un délai qui lui est propre, le plus souvent après le premier règlement ; nous vous indiquons avant la signature les conditions et le délai de la compagnie retenue. L'attestation mentionne votre identité, la période de validité, les activités exercées et la nature des techniques utilisées, selon le modèle réglementaire (code des assurances, article A243-3). Nous la relisons avec vous, activité par activité, avant que vous la joigniez à votre premier devis.

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    Vos questions

    Cela dépend de l'assureur et du métier : chaque compagnie fixe ses propres règles d'acceptation, et elles ne sont pas publiques. La loi, elle, ne compte pas en années d'entreprise : elle demande que les travaux de construction, d'entretien et de réparation des bâtiments soient exécutés par une personne qualifiée professionnellement ou sous son contrôle effectif et permanent, la qualification s'établissant par un diplôme ou par trois années d'exercice du métier, salariat compris. Les textes sont cités dans la section « Expérience métier ou ancienneté de l'entreprise ». Un dossier qui établit cette qualification répond à la question que les assureurs posent réellement.

    Elles en sont la pièce centrale. Le code de l'artisanat admet, à défaut de diplôme, une expérience professionnelle de trois années effectives acquise comme salarié, et les fiches de paie prouvent à la fois la période et l'employeur. Les assureurs demandent en général qu'elles soient complétées par un certificat de travail ou une attestation d'employeur qui mentionne le poste occupé, parce qu'une fiche de paie n'indique pas toujours le métier. Un contrat de travail renforce le dossier. La chambre de métiers et de l'artisanat peut, sur ces mêmes pièces, vous délivrer une attestation de qualification professionnelle.

    L'assureur régularise en fin d'exercice. Vous lui déclarez le chiffre d'affaires réellement réalisé, ventilé par activité ; il le compare au prévisionnel sur lequel la prime provisionnelle a été calculée et vous appelle un complément de prime correspondant à l'écart. La prime de l'exercice suivant est ensuite assise sur ce réel. Un dépassement n'est pas une faute : c'est le fonctionnement normal du contrat. Ce qui pose problème, c'est l'inverse, un prévisionnel volontairement minoré, que le code des assurances traite comme une déclaration inexacte du risque ; la section sur le prévisionnel dit ce que cela entraîne.

    Rien ne s'y oppose, et la loi vous l'impose même : l'article L241-1 du code des assurances impose la souscription avant l'ouverture du chantier, sans période de tolérance pour une entreprise nouvelle. L'acceptation reste la décision de chaque compagnie. L'ancienneté de l'entreprise n'est une exigence dans aucun texte ; certaines compagnies en font une règle interne, d'autres non. La compagnie qui étudie le dossier le fait dans un délai qui lui est propre, que nous vous indiquons avant la signature ; l'attestation est ensuite établie selon ses propres conditions, le plus souvent après le premier règlement.

    Partiellement, et au cas par cas. La qualification prévue par le code de l'artisanat s'apprécie métier par métier : une expérience de maçon ne vaut pas qualification de couvreur. Le code admet toutefois qu'une personne qualifiée dans un métier exécute les tâches des métiers connexes de la même activité qui font appel à des compétences similaires (article R121-5). Un assureur raisonne de façon voisine pour les activités qu'il couvre. En pratique, une expérience dans un métier voisin est un élément favorable du dossier pour les activités communes aux deux métiers, et un point à justifier autrement pour les activités nouvelles. Nous vous disons, avant de présenter le dossier, quelles activités votre parcours couvre et lesquelles demanderont un complément.

    Non sur le fond. L'article L241-1 du code des assurances s'applique à toute personne physique ou morale dont la responsabilité décennale peut être engagée, quel que soit le statut, et l'assureur lit les mêmes pièces : parcours du dirigeant, activités, prévisionnel. Seuls changent le justificatif d'immatriculation et, dans une société à plusieurs, la personne dont la qualification est examinée : celle qui exerce le contrôle effectif et permanent des travaux (code de l'artisanat, article L121-1).

    Textes cités sur cette page

    Les textes sont consultables gratuitement. La date indique le jour où le cabinet a vérifié la version en vigueur. Un texte peut évoluer après cette date : la version applicable est celle de Légifrance au jour de votre lecture.

    1. Code civil, article 1792

      Responsabilité de plein droit du constructeur pour les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.

      Consulté le .

    2. Code des assurances, article L113-8

      Nullité du contrat en cas de réticence ou de fausse déclaration intentionnelle de l'assuré qui change l'objet du risque ou en diminue l'opinion pour l'assureur.

      Consulté le .

    3. Code des assurances, article L113-9

      Omission ou déclaration inexacte sans mauvaise foi établie : pas de nullité ; constatée après un sinistre, indemnité réduite en proportion du taux des primes payées par rapport au taux des primes qui auraient été dues.

      Consulté le .

    4. Code des assurances, article L241-1

      Assurance obligatoire de la responsabilité décennale pour toute personne physique ou morale ; justification à l'ouverture de tout chantier.

      Consulté le .

    5. Code des assurances, article L243-2

      Attestation d'assurance jointe aux devis et factures ; modèle et mentions minimales fixés par arrêté.

      Consulté le .

    6. Code des assurances, article L243-3

      Défaut d'assurance décennale puni de six mois d'emprisonnement et de 75 000 € d'amende, ou de l'une de ces deux peines.

      Consulté le .

    7. Code des assurances, article L243-4

      Bureau central de tarification en assurance construction : saisine après refus, rôle exclusif de fixation de la prime, franchise possible, décision dans les trois mois ; le refus mentionne la possibilité de saisine.

      Consulté le .

    8. Code des assurances, article R250-2

      Conditions de saisine du Bureau central de tarification : assurance sollicitée par lettre recommandée ou envoi recommandé électronique avec avis de réception, ou déposée contre récépissé ; saisine dans les quinze jours du refus sous peine d'irrecevabilité ; silence de plus de quarante-cinq jours valant refus implicite.

      Consulté le .

    9. Code des assurances, article A243-3

      Mentions obligatoires de l'attestation individuelle : dénomination et adresse de l'assuré, numéro du contrat, période de validité, activités exercées, nature des techniques utilisées.

      Consulté le .

    10. Code de l'artisanat, article L121-1

      Quels que soient le statut juridique et les caractéristiques de l'entreprise, la construction, l'entretien et la réparation des bâtiments ne peuvent être exercés que par une personne qualifiée professionnellement ou sous son contrôle effectif et permanent.

      Consulté le .

    11. Code de l'artisanat, articles R121-1 à R121-5

      Qualification par CAP, BEP ou diplôme ou titre de niveau égal ou supérieur enregistré au répertoire national des certifications professionnelles ; à défaut, trois années d'expérience professionnelle effective en France, dans l'Union européenne ou dans l'Espace économique européen, comme dirigeant, indépendant ou salarié ; attestation de qualification délivrée par la chambre de métiers et de l'artisanat aux personnes qualifiées par l'expérience ; tâches des métiers connexes faisant appel à des compétences similaires.

      Consulté le .

    12. Entreprendre.service-public.gouv.fr — Un micro-entrepreneur doit-il être obligatoirement assuré ? (fiche F23668)

      Assurances obligatoires selon l'activité ; assurance décennale obligatoire pour un micro-entrepreneur du bâtiment.

      Consulté le .

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