Ce que couvre une RC professionnelle, et ce qu'elle ne couvre pas
La responsabilité civile professionnelle indemnise les tiers, clients compris, pour les dommages que leur cause votre prestation : une erreur de conseil, un retard qui entraîne une perte, une omission dans une mission, un produit livré défectueux. Elle couvre les dommages corporels, matériels et immatériels, ces derniers étant les pertes financières sans dommage physique. Elle prend aussi en charge, dans la plupart des contrats, les frais de défense lorsque votre responsabilité est recherchée.
Elle ne couvre pas tout. Les dommages causés volontairement, les amendes et sanctions pénales, les activités non déclarées au contrat et les dommages subis par vos propres biens en sont exclus. La responsabilité civile exploitation, qui couvre les dommages causés dans la vie courante de l'entreprise, par exemple la chute d'un client dans vos locaux, est une garantie distincte, souvent regroupée dans le même contrat mais pas toujours. La garantie décennale des constructeurs et la protection juridique sont, elles aussi, des contrats à part.
Les clauses qui décident réellement de l'indemnisation sont les suivantes :
- La liste des activités déclarées : elle doit décrire exactement ce que vous faites, sous-traitance et activités accessoires comprises.
- Les plafonds de garantie, par sinistre et par année d'assurance, distincts pour les dommages corporels, matériels et immatériels.
- Les franchises, par sinistre et parfois par type de dommage.
- La couverture des dommages immatériels non consécutifs, c'est-à-dire des pertes financières sans dommage matériel préalable, souvent limitée.
- Le champ territorial : France, Union européenne, monde entier, avec ou sans les États-Unis et le Canada.
- Le déclenchement de la garantie et la période subséquente après résiliation.
